Chaque homme expérimente un jour la solitude. La solitude ne résulte pas seulement d’un éloignement physique ou géographique. Une personne extravertie et très entourée peut être moralement seule.
Tout comme le stress est bénéfique à petite dose, la solitude peut parfois être positive.
La solitude positive :
Pour fuir les futilités de la vie et favoriser un rapprochement avec Dieu, les premiers chrétiens s’exilaient au désert. La solitude volontaire (recueillement, retraite) engage une quête intérieure propice à la réflexion. Cette solitude est un moyen de prendre du recul avant d’effectuer un choix important.
La solitude négative :
Pour l’homme aimant le contact, la solitude est vécue comme une privation de bienfaits.
Coupé de son entourage par un événement (mutation, déménagement, décès, rupture…) l’homme se heurte à une solitude involontaire devenant source de souffrance. Cette solitude imposée peut mener à la dépression.
L’isolement inconscient :
Parfois le simple fait de vouloir protéger ses acquis (couple, famille, biens) peut conduire à l’isolement. Le souhait de réussir ou de sortir d’une situation « tout seul » peut être déclencheur de solitude.
Facteurs favorisant la solitude au travail :
- le salarié travaille seul (laboratoire, travail à la chaîne, commercial mobile)
- le salarié est « mis au placard » (cette solitude imposée vise à le faire démissionner)
- le salarié occupe un poste pour lequel il est surqualifié ou œuvre dans un domaine qui n’est pas le sien
- le salarié n’est pas considéré.
De cette solitude naît une situation de mal-être.
Agir :
Une réorganisation professionnelle passant par un bilan de compétences et par un réaménagement du planning professionnel et personnel (formation, plages de détente, loisirs, investissement dans une communauté…) permet souvent de rompre cette solitude.