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 Suicide de l’adolescent (prévenir le)
 Thème : Dangers
Suicide : quand les mots deviennent signaux

Le suicide est la seconde cause de décès chez l’adolescent. La France est l’un des pays les plus exposés au monde car la réactivité de prise en charge y est faible (manque de structures, hésitations des parents, consultations éloignées). Cf "SOS Suicide Phoenix".

Pourquoi un suicide imminent est-il difficile à déceler ?
Ni totalement enfant, ni totalement adulte, l’adolescent est facilement déstabilisé. Un événement douloureux peut le placer dans un « état - limite » où le suicide apparaît comme un moyen de contrôler un destin tout tracé. Cet « état - limite » est complexe et difficile à repérer, on peut le confondre avec un coup de fatigue ou une période d’excitation passagère.

Détecter des risques éventuels
Il faut communiquer avec l’adolescent et aborder tout « événement-charnière » de la vie (rupture, déménagement, examen, décès). Le vocabulaire qu’il utilise doit être analysé car il nous transmet des signaux de son état (« Je n’ai pas le moral », « Je suis fatigué », « Tout est noir », « Je vais partir loin »…). Tout changement d’état (mutisme, prostration, mutilations) doit être pris au sérieux.

Facteurs favorisant le suicide
- ambiance familiale détériorée (séparation, non-dits, secrets de famille)
- échec scolaire, sentimental
- état dépressif
- personnalité hyper - émotive (sensibilité exacerbée).

Communiquer avec l’adolescent à risque
- le valoriser en adoptant un  vocabulaire positif même pour parler d’échecs
- lui montrer qu’on a confiance en lui
- ne JAMAIS le rabaisser ou le brusquer pour le faire sortir d’un mutisme « agaçant »
- ne JAMAIS banaliser une menace de suicide
- être vigilant aux addictions (tabac, alcool, drogues, jeux vidéo à outrance).

En conclusion, il vaut mieux agir trop tôt et faire face à une fausse alerte que trop tard.

Céline Schmink
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  Thème : Dangers  |  Publié le 26 Décembre 2006  |  Lu 521 fois
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"Le suicide des adolescents", travail réalisé dans le cadre de la formation en relation d'aide avec Jacques Poujol, par Rose-Mai Corson et Myriam Aubert, mai 2001
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