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Discrimination physique au travail

Intrusion malsaine de modèles médiatisés sur le lieu de travail

Notre société, placée sous l’influence continuelle des médias, laisse peu de place au naturel. Les différences, qui font toute la richesse et la diversité du genre humain, sont niées à la source comme des ennemis à éliminer…

L’image corporelle.

C’est l’ensemble des critères physiques visibles (taille, poids, couleur de peau, beauté…) qui fournissent une information subjective sur une personne (sérieuse, branchée, originale, immature etc.) C’est, en quelque sorte, une carte de visite.

L’image corporelle et les médias.

Quand les médias diffusent trop d’images corporelles identiques, une vision de ce que serait l’image corporelle idéale s’ancre en chacun de nous. Le danger de ces modèles réside dans leur intrusion inopportune dans nos vies depuis la naissance jusqu’à la mort. Portée par les magazines de mode, par les séries télévisées américaines… l’image idéalisée de la femme est la suivante : grande, mince, à la peau pâle, féminine voire sexy…En outre, les médias mettent en exergue des « success stories » irréalistes (ex : top model à 15 ans, milliardaire à 18 ans…) qui viennent s’ajouter à ces idéaux imposés.Sur le terrain professionnel, ces modèles imposés sont porteurs de discrimination.

Conséquences :

La femme ne tendant pas à se rapprocher de ces canons peut être mal considérée et subir des pressions sous forme de remarques discrètes (sur son poids, ses vêtements etc.) ou de conseils physiques, sur son lieu de travail. Ces pressions s’apparentent toujours à du harcèlement moral.

Risques pour la femme discriminée.

La femme discriminée se sentant en danger dans la hiérarchie va :

  1. Soit se faire souffrir en s’adaptant (régimes parfois déclencheurs d’anorexie, chirurgie dangereuse, dépenses etc.) au détriment de sa personnalité propre.
  2. Soit s’assumer et refuser l’adaptation. Elle peut alors voir sa carrière stagner ou constater que de nouvelles venues moins expérimentées qu’elle mais dont l’image corporelle colle plus à la culture de l’entreprise obtiennent des promotions professionnelles.

Solutions pour la salariée discriminée :

  • Ne pas céder aux pressions, lister et dater chaque remarque désobligeante et faire appel à une association de lutte contre les discriminations.
  • Dire ouvertement son attachement à la personnalité plus qu’à la plastique

Solutions pour l’entreprise :

  • Se positionner sur l’Authenticité
  • Informer en interne des dangers de ces modèles en démontrant leurs irréalismes

Conclusion

Le règne du corps au détriment de celui de l’âme est une violence psychologique qu’il convient de dénoncer dans l’entreprise.

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Plainte contre la discrimination physique et le handicap = paranoïaques et Caliméro.

Plainte contre le racisme = justifié.

= Différences de traitement entre les victimes et hiérarchisation des discriminations, les victimes de discrimination physique et au handicap, sont moins aidées et défendus que les victimes de racisme, alors qu’elles sont beaucoup plus discriminées, y compris par ceux qui se disent victimes de racisme.

Allez voir les articles et les vidéos sur la trisomie 21 ou les commentaires sur Léonarda, c’est juste inadmissible et il n’y a pas que des personnes d’origines européennes qui critiquent sévèrement.

Je suis choquée quand je lis certains commentaires qui se moquent du physique des autres, de la part même de ceux qui dénoncent, sont victimes ou pourraient être victimes de discrimination, pourquoi reproduire pire sur d’autres ce qu’on interdit, comme le racisme ? Je ne cautionne, ni ne justifie le racisme, mais comment peut-on être intolérants, quand nous même on souffre de discrimination ?

La société néglige totalement la discrimination sur l’apparence physique et mène complètement des combats sélectifs, tout ce qui l’arrange, comme le racisme, l’homophobie, l’égalité homme, femme…

Dès qu’il s’agit du physique et du handicap mental, comme la trisomie, il n’y a plus personne, si dans un commentaire, vous avez le malheur de dénoncer ces deux discriminations, c’est soit au meilleur des cas, de l’indifférence, soit dans le pire des cas des insultes, y compris de la part de gens qui se disent victimes de racisme, d’homophobie…

Il y a un réel mépris envers nous, qu’on aime la beauté est une chose, mais que ces gens deviennent dangereux pour nous, en est une autre, cette discrimination n’est pas étrangère à ce que des gens deviennent sans domicile fixe, on est pourtant plus mal lotis que ceux qui disent subir des discriminations et pourtant la société ne nous aide pas du tout, bien au contraire.

« De nouvelles venues moins expérimentées mais dont l’image corporelle colle plus à la culture de l’entreprise obtiennent des promotions professionnelles. »
Cette réflexion joue dans les deux sens. Je m’explique. Quand j’ai commencé à travailler il y a 20 ans, nous étions 5 % de femmes parmi les cadres de ma société, et aucune à haut niveau. Puis, on a commencé à en voir monter certaines (pas trop haut tout de même !) et curieusement, elles étaient toutes moches, plutôt grosses, sans maquillage, limite moustachues et s’habillant en costume pantalon. Dans cette entreprise dirigée à l’époque par un militaire, féminité ne pouvait pas rimer avec compétence. On se méfiait des jolies femmes intelligentes. Au fil des ans, la proportion de femmes cadres ne cessant d’augmenter, les dirigeants ont bien été obligés d’admettre que la beauté n’est pas une tare : on voit arriver quelques jolies femmes vers le haut des organigrammes, très peu.

Ayant toujours été bien en chair (1m68 pour 80/85 kilos toute ma vie) j’approuve d’autant plus cet article.
J’ai souvent entendu des réflexions du style « C’est dommage que tu sois aussi forte car tu as une jolie tête » …ou des méchancetés du genre « Mammouth écrase les prix »… Selon mon moral je le prenais bien ou effectivement je faisais des régimes pour perdre 10/15 kilos que je reprenais tôt ou tard en me ruinant la santé en faisant le yoyo…
Etant née en 1943 ce surpoids que je portais d’ailleurs « assez bien » ne m’a pas empêchée de trouver du travail car il y a quelques années « les problèmes concernant la discrimination » étaient moins présents vis-à-vis des employeurs.
Les moqueries et les quolibets venaient plutôt des collègues de travail. Les patrons avaient encore le sens de la qualité du travail ainsi que celui des qualités humaines et individuelles.
Mais aujourd’hui combien de sociétés embauchent des jeunes (beaux, dans le vent, selon les critères qu’elles recherchent) mais qui n’ont aucune efficacité pour faire un travail sérieux….. car malgré leurs diplômes la plupart d’entre eux donnent la priorité aux apparences, et sont superficiels en tout.
Comme disait ma grand-mère ATTENTION « la beauté ne se mange pas en salade ».

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