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Le handicap psychique

Reconnu par la loi n°2005-102 sous le terme « d’altération d’une fonction psychique », comment le décrire ?

Qu’est-ce que le handicap psychique ?

Le handicap psychique regroupe les conséquences durables – en termes de dépendance – des maladies mentales dans les situations de la vie sociale et professionnelle. C’est un trouble de l’intégration de la personnalité et des réalités du monde.

Exemples de maladies pouvant créer un handicap psychique

Le handicap psychique peut être la résultante de maladies chroniques psychiatriques. Il peut s’agir de psychoses (schizophrénie, troubles bipolaires, délire paranoïaque), de névroses (troubles obsessionnels compulsifs, phobies, hystérie…), de dépressions ainsi que d’autres troubles divers (mélancolie, hyperactivité, conduites addictives, troubles alimentaires, consommation excessive d’alcool, de médicaments, de drogues).
Le handicap psychique peut être également, bien que plus rarement, la conséquence de maladies neurologiques, neurodégénératives, invalidantes, chroniques évolutives, rares ou génétiques (exemples : sclérose en plaques, diabète, etc.).

Existe-t-il une différence entre le handicap psychique et le handicap mental, aussi appelé déficience intellectuelle ?

OUI, la classification internationale des handicaps utilise le terme de « déficience de l’intelligence » pour caractériser le handicap mental et le définit comme une « perturbation du degré de développement des fonctions cognitives telles que : la perception, l’attention, la mémoire et la pensée ainsi que leur détérioration à la suite d’un processus pathologique. »
Or, dans le cas du handicap psychique, il n’y a pas de déficience intellectuelle permanente à proprement parler mais plutôt une difficulté à mettre en œuvre les capacités intellectuelles ce qui engendre un handicap comportemental et affectif caractéristique.
Autre différence, le handicap psychique, contrairement au handicap mental n’est pas la conséquence d’une déficience innée mais acquise.
Ces spécificités du handicap psychique d’une part et du handicap mental de l’autre font que les conséquences, l’évolution et l’insertion professionnelle de ces deux affections vont être très différentes.

Extrait de « Handicap psychique et emploi, si on en parlait ? », publication de Vivre Emergence et OETH, Juin 2011

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80% des handicaps sont invisibles ! Dans le handicap psychique, il se peut que la personne atteinte n’ait pas conscience d’aller mal. Les difficultés comportementales et affectives sont très difficiles à vivre pour l’entourage. Elles s’ajoutent aux difficultés liées à la maladie qui a pu générer le handicap.
Il est important de faire la différence entre handicap psychique et handicap mental, particulièrement en regard des perspectives professionnelles, ce qui nécessite une bonne information pour les employeurs.

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