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Les dangers du blog

Tout ne peut pas être dit sur son employeur dans les blogs

La mondialisation économique est un fait acquis.
De la même façon, avec les TIC (Technologies de l’Informatique et de la Communication), l’expression est devenue mondiale. Dans ce domaine, Internet offre une liberté de parole jamais utilisée jusqu’à présent.

En France, si la liberté d’expression fait partie de notre constitution, elle est néanmoins canalisée (on pourrait dire équilibrée) par la loi.
Ainsi, la diffamation, l’injure ou même le dénigrement sont répréhensibles et peuvent entraîner des condamnations. On ne peut pas “vider son sac” publiquement (et Internet est surveillé dans ce domaine) et de façon totalement libre sur une personne physique ou morale.
Ainsi, vous êtes tenu au respect vis à vis de votre entreprise (et de votre employeur) même si vous n’en faites plus partie. Madame S.G. l’a appris à ses dépens.

Mme S.G. salariée d’une grande entreprise, s’est vu proposer deux postes déclassés au retour d’un congé maternité. Les ayant refusés, elle a été tout simplement licenciée.
Voulant défendre les salariés victimes de leur congé parental, elle a pris la décision de créer son blog en y exprimant son amertume à l’égard de son ancien employeur. Celui-ci l’a attaquée en diffamation. Ayant perdu le procès, la jeune femme est à présent dans l’obligation de verser des dommages et intérêts.

Le devoir de réserve est plus important encore dans la fonction publique, notamment dans l’enseignement scolaire où davantage de blogueurs ont tendance à se “laisser aller” dans leurs propos.
Le devoir de réserve se traduit à tous les niveaux de la communication. Même une adresse doit être réfléchie : un internaute a été confronté à de sérieux problèmes lorsqu’il a choisi comme identifiant “salearabe”. Un contre exemple à ne pas suivre !Stéphane Boudin spécialisé dans le droit du travail et des contentieux sur le web, dit à juste titre Avec Internet, on baigne dans la culture du tout gratuit et du tout permis. Or les sanctions peuvent arriver très vite.Alors liberté d’expression, oui mais pas n’importe comment. Tout comme dans la vie, il faut savoir garder un bon équilibre et surveiller ses propos.

Dans le doute, avant de les éditer sur vos blogs, faites lire vos écrits par une personne de confiance qui saura vous conseiller raisonnablement. Mais avant tout, demandez- vous si ces réflexions seront réellement édifiantes et instructives pour qui les lira !

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« Un jour, un homme vint voir Socrate et lui dit : « Ecoute-moi, Socrate, il faut que je te raconte comment un de tes amis s’est conduit.

– Arrête un instant, l’interrompit le sage. As-tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois tamis ?

– Trois tamis ? répondit l’homme, empli d’étonnement.

– Oui, mon ami : trois tamis. Examinons si ce que tu as à me dire peut passer par ces trois tamis. Le premier est celui de la Vérité. As-tu contrôlé si ce que tu as à me dire est vrai ?

– Non ; mais je l’ai entendu raconter, et…

– Bien, bien. Mais alors, tu l’as peut-être fait passer à travers le deuxième tamis. C’est celui de la Bonté. Ce que tu veux me dire, si ce n’est pas tout à fait vrai, est au moins quelque chose de bon, ou qui va faire du bien ?

Hésitant, l’autre répondit :

– Non, ce n’est pas quelque chose de bon, au contraire…

– Hum, dit le sage, essayons de nous servir du troisième tamis, et voyons s’il est utile de me raconter ce que tu as à me dire…

– Utile ? Pas précisément.

– Hé bien, dit Socrate en souriant, si ce que tu as à me dire n’est ni vrai, ni bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir. Et quant à toi, je te conseille de l’oublier… »

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