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Perfectionnisme ou insatisfaction

L’insatisfaction chronique: entre perfectionnisme et refus du bonheur

Qu’est-ce que l’insatisfaction chronique ?

Sentiment de “vide à combler”, course effrénée à la perfection, l’insatisfaction chronique est une pathologie pesante tant pour le malade que pour son entourage.
Véritable maladie psychologique rongeante et envahissante, elle n’est ni un choix de vie, ni un trait de caractère.

Des causes liées à l’enfance

  • Manque d’amour de la part des parents et de la famille
  • Manque de valorisation
  • Dévalorisation par comparaison systématique avec d’autres enfants (“plus doués”, “plus beaux”, “plus mûrs” …)
  • Banalisation d’un manque de confiance en soi
  • Parents, famille, entourage très exigeants

Le mécanisme

L’éternel insatisfait, même en situation de réussite, est incapable de profiter du bonheur. Sa vie est une course au “toujours mieux”, incessante et stressante…
Pour pallier à l’image peu valorisante qu’il a de lui-même, il doit se surpasser en permanence. Il veut constamment être reconnu mais ne peut ensuite assumer cette image de lui-même “reconnu”.
Il se fixe alors des objectifs plus exigeants encore et ne s’accorde le bonheur que sous condition de réalisation de ces derniers.

Conséquences

  • Irritabilité dès que les choses ne se déroulent pas comme il voudrait
  • Enervement chronique pour atteindre des objectifs démesurés
  • Hyperactivité (se charge de projets à mener à bien, souvent dans l’urgence)
  • Problèmes, conflits avec l’entourage professionnel ou personnel voyant en lui un “maniaque” jamais satisfait ou une personnalité lunatique

Solutions

  • Revenir aux sources en connaissant mieux passé et enfance. Prendre la mesure de tout le positif effectué depuis
  • Cesser de détruire et de dévaloriser ses acquis (famille, biens, travaux etc.)
  • S’exercer quotidiennement à se détacher du regard des autres et de leurs avis
  • Se dire qu’aucune expérience n’est comparable
  • Se forcer à ne faire qu’une seule chose à la fois en prenant son temps
  • Prendre le temps de fêter ses réussites en s’accordant une récompense qui symbolisera ce pas en avant (cadeau, détente etc.)
  • Ne pas s’attendre à une reconnaissance formulée ou visible de la part de l’autre mais savoir plutôt décrypter des petits signes de reconnaissance

4Vos témoignages

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Je ne sais pas si on peut appeler ça une « maladie » , j’en souffre tous les jours mais je ne me considère pas « malade » j’ai souvent des moments de cafards seul chez moi (puisque je ne trouve personne…) pas que je n’ai pas de proposition mais je les trouve trop ci ou pas assez ça, ces personnes ont toujours un détail qui fait que je ne parviens pas à m’y attacher ou que je les trouve pas à mon goût…
Je suis aussi en froid avec ma famille, il ne me reste plus que 2 membres de celle-ci et je ne regrette pas mon choix puisque j’ai réussi à mieux avancer sans les autres, mais parfois je me sens un peu « sans sentiment » ou « vide ».
Côté business ça va, je me lasse au bout de quelques temps si je n’évolue pas vite (mon boulot le plus long était de 3 ans où j’avais atteint le poste de responsable, après l’avoir eu je me suis lassée) après je m’arrange pour trouver mieux et ainsi de suite…
J’ai investi… je pensais que ça m’aiderait à je ne sais pas quoi… en fait ce n’est pas une quête ou quoique ce soit, ce sont plus des pulsions, je vois, je veux et une fois obtenu… rien… je l’ai, c’est tout… et ça repart.
Pour combler je travaille environ 75 heures par semaine, souvent sur 7 jours pour avoir plus de sommeil, en faisant ça, ça me procure un bien être puisque je n’ai plus le temps de penser à autre chose.
Voilà… je pense donc être insatisfaite chronique même si comme je l’ai dit, je ne considère pas ça comme une maladie…

Je viens d’intervenir sur le thème du Perfectionnisme, l’article résume bien les grandes lignes sur ce point.
Bravo à l’auteur(e)!!
Bonne continuation!

Bonsoir!
Ce thème m’interpelle, car par le passé, j’étais cette personne qui n’était que rarement satisfaite d’elle-même. Les belles victoires hélas étaient toujours pour les autres que je ne manquais pas de féliciter; mais moi, je me retrouvais souvent seule avec mes soi-disant échecs. Pour faire une histoire courte, de fil en aiguille, Dieu est intervenu par différents biais dans ma vie: La parole de Dieu, les psaumes, les messages entendus, les formations, les livres et bien entendu par mon entourage.
Aujourd’hui, j’ai vraiment l’impression de vivre pleinement ma vie dans la confiance et la sérénité.
Bref, au coeur de chaque problème, il y a toujours une solution et le Seigneur est là pour nous conduire jour après jour…

La perfection, c’est de progresser (tomber, se relever, avancer, tomber, se relever, avancer…). Ca parle du chemin plus que du résultat.
Le perfectionniste se met dans une obligation de résultat. Mais s’il réussit tout, c’est qu’il pouvait faire plus (il ne pouvait pas faire mieux). Sa quête va l’épuiser.
La perfection, c’est une obligation de moyens : faire de son mieux, avec conviction. La perfection, c’est réussir à 95 %.

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