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professionnelle et personnelle

Le pervers narcissique manipulateur 2

Comment se défaire de l’emprise dévalorisante et dévastatrice d’un pervers narcissique manipulateur ?

La personnalité du pervers narcissique manipulateur est très néfaste. Une fois le constat fait et que vous êtes certain d’être face à cette personnalité négative, comment se débarrasser de son emprise ? Quelques conseils.

Déculpabiliser absolument

Il faut savoir qu’un pervers manipulateur narcissique ne veut aucunement voir la situation de soumission qu’il a générée s’arrêter. Il veut vous dominer jusqu’au dépérissement… Il usera de toutes ses techniques pour continuer de vous soumettre et pour continuer de vous dévaloriser. Sa première arme sera la culpabilisation (ex : quel genre de mère sépare ses enfants de leur père ? Quel genre de collaboratrice met la santé de l’entreprise et de ses 200 employés en danger ?). Il parlera de son enfance (malheureuse), de ses parents (absents), de la mort d’un ami (imaginaire) dont il ne peut se remettre. Il trouvera des excuses à son comportement (« C’est vrai je n’ai pas été sympa mais il faut dire que ce que tu m’as dit m’a fait penser à tel ou tel traumatisme »…). Il jouera sur le sens des mots. (Ex : « quand tu m’as dit à plus tard, je te laisse » au téléphone j’ai bien compris que tu voulais m’abandonner »).

Se révolter

Le pervers narcissique manipulateur vit dans un monde où son moi est suprême. Il faut que vous arriviez à faire une brèche dans sa toute puissance. Avec le pervers narcissique il faut « aller au charbon ». Pas de sous-entendus, pas de menaces en l’air mais des actes forts et significatifs. « J’ai compris ton manège. Je sais que tu me manipules. Je ne sacrifierai jamais ma personne et ma fierté à quelqu’un. Que cela soit bien clair pour toi. Que cela entre dans ta tête. Il n’y a pas de sens caché à ce que je te dis. Ton jeu est terminé. Tu as perdu. Moi ma fierté et mon estime sont intactes ! ». Les pervers narcissiques manipulateurs exècrent être confrontés à la réalité. Leur rappeler la réalité est une véritable épreuve pour eux. Il convient de ne jamais revenir sur ce qui a été dit et de se couper du pervers narcissique manipulateur. Admettez qu’il présente une maladie psychologique dangereuse pour vous. Tirez momentanément un trait sur la miséricorde… Le compromis est impossible, vous devez attaquer car il continuera de vous salir. Face à quelqu’un de décidé, il deviendra colérique, mais c’est pour vous la voie du salut…

Combattre par l’indifférence

Recentrez-vous sur votre vie, vos qualités. S’il continue de vous harceler, faites savoir à vos relations communes que vous êtes très épanoui et que vos projets se concrétisent. Il ne passera à une autre victime que lorsqu’il vous sentira trop fort pour être manipulé. N’hésitez pas à le surpasser très visiblement. Le but : qu’il finisse par vous dédaigner.

2Vos témoignages

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J’ai rencontré à l’âge de 14 ans un jeune homme a priori parfait : beau, belles paroles, travailleur… Je suis restée 12 ans avec lui et nous avons eu 2 enfants ensemble. J’ai vécu 12 ans horribles. Insultes, mensonges, violences, perversité… tout y est passé. Cela fait 4 ans et demi maintenant que nous sommes séparés. J’ai refait ma vie, j’ai eu un autre enfant et mon ex pareil. Seulement il continue à « jouer », mais avec nos enfants… Il m’insulte devant elles, leur demande de me mentir… recontacte mes anciens amis puis les fréquente… s’impose, nous donne des ordres… Je n’en peux plus, je ne sais plus comment gérer ça. Même si je garde mon calme pour apaiser mes grandes filles, elles sont perturbées et ont peur de leur père.

Lors de mes études, j’ai rencontré un garçon qui affichait une apparence assez décalée. Il critiquait beaucoup les gens qui l’entouraient. Il était toujours victime de tout le monde. Vu son caractère épouvantable c’était peu crédible…
De nombreux mensonges
Sa seule présence suffisait à me mettre très mal à l’aise physiquement et moralement. Il semblait dédaigner tout le monde et visiblement se trouvait très intéressant. Il tentait toujours d’attirer l’attention de la classe et tentait de parler de manière très éloquente même si souvent il n’avait pas beaucoup de matière à son discours. Il était loin d’être intellectuel. Il était plutôt cancre mais son père ayant des relations haut placées il remporta un concours célèbre avec une proposition très quelconque. Voilà tout ce dont je me souvenais de lui lorsque je recroisais son chemin 10 ans plus tard. Il se mit à me raconter sa vie. Elle semblait à la fois pavée de succès (il disait gagner jusqu’à 3000 € par jour et travailler pour les plus grands) et désastreuse (les gens le spoliaient en permanence, son amie – qui semblait très appréciée de sa famille et bien intégrée – l’aurait trompé à maintes reprises puis lâchement abandonné, ses parents ne l’avaient jamais élevé eux-mêmes, la richesse avait pourri leur relation, ils avaient pris le parti de la petite amie lors de la séparation…). Il disait des choses aberrantes sur son ex amie : il avait perdu ses cheveux à cause d’elle, il avait perdu ses muscles à cause d’elle… Un jour où une amie et moi prenions le café chez lui car il m’avait appelé dans l’urgence car il se sentait « à bout de nerfs », il se prit les pieds dans la table, tomba, fit tomber son ordinateur (il faut dire que le lieu était très désordonné) et commença à hurler devant nous que tout cela était la faute de son ex-copine qui lui avait fait acheter cette table. Il ne s’excusa même pas de son comportement. Nous étions ses « punching-ball » en fait… Moi qui suis pourtant communiquante j’avais du mal à cerner cette personnalité paradoxale. Puis un jour il m’invita à un pique-nique avec de très bons amis à lui (selon lui). J’avais plutôt l’impression qu’il s’était incrusté là et que ses amis prenaient ses dires avec grande prudence, ne répondant même pas à ses grandes déclarations (« je travaille pour telle entreprise prestigieuse » etc.) Je le fréquentais cinq ou six fois (cafés, restaurants). Bien que le courant ne passe pas entre nous il me collait de manière inhabituelle.
 De l’orgueil mal placé et de la paranoïa
Vu qu’il semblait poser un regard très critique sur moi je ne comprenais pas pourquoi il me téléphonait sans cesse pour ne rien dire, pour se vanter ou à l’inverse se faire plaindre… L’impression de mal-être ne me quittait pas. Un soir en rentrant d’une exposition pourtant réussie et intéressante, il s’assied sur une fontaine, dans la rue et commença à m’insulter. Il me dit que je ne le fréquentais que pour son argent, son statut social et parce qu’il avait remporté ce fameux concours 10 ans auparavant. Ce concours qui ne lui avait rien apporté d’autre qu’une gloire éphémère semblait toujours le gonfler d’orgueil ce que j’avais grand mal à comprendre d’autant plus que je m’estimais bien plus chanceuse que lui niveau travail… Je rentrais chez moi énervée, décidée à ne plus lui répondre au téléphone. J’essayais d’écouter ses histoires et il n’en était même pas reconnaissant. Il me laissa un message presque en pleurant en disant que son amie l’aurait fréquenté pour sa renommée et son carnet d’adresses (imaginaires) et que maintenant « il ne se laisserait plus avoir par des personnes perverses manipulatrices ». Le mot était lancé. Je commençais à comprendre qu’il faisait un transfert. Je lisais de nombreux ouvrages sur les pervers narcissiques. D’autant plus que je m’apercevais qu’il était mythomane. Il n’avait jamais gagné la somme qu’il prétendait. Ses parents lui avaient payé son appartement et lui laissaient de nombreux messages pour lui dire qu’ils n’en pouvaient plus de l’entretenir et qu’il devait s’inscrire à l’ANPE et oublier ses rêves bohèmes. Rien ne collait… Sa vie était inventée… De nombreuses fois il me téléphona pour pleurer. J’essayais de l’aider sans succès. Je lui parlais même de Jésus mais tout ce qu’il me dit c’était que je ferais mieux de laisser tomber la bonté et la religion. Que les chrétiennes étaient des « coincées », que je ferais mieux de m’intéresser à la mode, au design, aux belles choses… J’étais écœurée. A maintes reprises j’essayais cependant de lui venir en aide. Tout échoua.
Des humiliations permanentes
 Au bout de quelques mois c’est lui qui me manipulait. Il me critiquait physiquement disant que j’étais grosse (49 kg alors), que je ne savais pas m’habiller. Que lui seul avait un œil esthétique et pouvait me sortir de ces fautes de goût ! Il dévalorisait mon physique, mon travail, ma famille, mes amis. Il traitait ma meilleure amie de « folle ». Un jour il me dit même que mon appartement (50 m²) paraissait infiniment plus petit que le sien (20 m²). Qu’il ne savait pas pourquoi je vivais en banlieue. Que la banlieue était pour les « nuls ». Quand une sommité de mon domaine me félicita publiquement pour mon travail, il fit une scène de jalousie disant qu’il voulait probablement « me séduire » mais qu’il ne fallait pas que je me fasse d’illusions, que j’étais bien nulle dans mon domaine… Quand je lui disais que le matériel et le physique n’avaient aucun intérêt pour moi il devint comme fou ! Il me hurlait dessus. Lorsqu’on me proposait un travail à 2000 € par mois il me répondait « C’est nul, ça ne vaut pas le coup que tu t’embêtes pour un travail à moins de 6000 € ». C’était un comble, lui qui ne gagnait pas un euro!
Harcèlement
Un jour je décidais de ne plus m’inquiéter de ses états d’âmes et de le laisser définitivement s’enliser dans la situation qu’il avait crée. Il continuait de prétendre côtoyer des gens célèbres, des gens qui se pâmaient devant lui selon ses dires. N’ayant plus de mes nouvelles il attaqua de nouveau. Il s’excusa pour ses paroles excessives. Je lui dis alors que son ego était démesuré et qu’il ne me manipulerait pas plus longtemps. Il devint fou, hurla mais je ne cédais pas. « Je ne suis pas le garde malade de tous les dérangés de la terre ! » lui dis-je. Je lui conseillais aussi de se faire soigner. Bientôt une amie me présenta son ancienne fiancée. Elle me raconta tout ce qu’il lui avait fait subir. C’est lui qui l’avait trompée à maintes avec des filles plus jeunes qu’il « vampirisait » elles aussi. Elle avait même failli le faire interner pour sa personnalité de narcissique manipulateur dangereuse car il était violent. On sentait que la pauvre fille se remettait à peine de tout cela. Elle avait fini par se défaire de son emprise en reprenant le prestigieux poste qu’il lui avait fait abandonner (jaloux de la voir gagner trop bien sa vie) et en lui disant que jamais elle ne s’abaisserait plus bas que terre pour une personne visiblement dérangée. Elle me dit « au moment où je lui ai dit que jamais je ne sacrifierai ma fierté à ses délires, il cessa enfin de me harceler ». Aujourd’hui elle a fait construire sa maison et est mariée avec un homme qui l’aime et qui se comporte normalement. Régulièrement cet ancien ami pervers narcissique tente de savoir où j’en suis dans ma vie et m’adresse par email les traces de ce qu’il considère comme des « revanches » et des « succès » sur moi. Il doit penser que cela m’atteint. Il n’a probablement pas compris que je suis la première à me réjouir du succès et de la réussite des autres car oui notre réussite personnelle dépend bien de celle des autres !

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