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professionnelle et personnelle

La solitude

La solitude : indépendance ou isolement ?

Chaque homme expérimente un jour la solitude. La solitude ne résulte pas seulement d’un éloignement physique ou géographique. Une personne extravertie et très entourée peut être moralement seule.
Tout comme le stress est bénéfique à petite dose, la solitude peut parfois être positive.

La solitude positive :

Pour fuir les futilités de la vie et favoriser un rapprochement avec Dieu, les premiers chrétiens s’exilaient au désert. La solitude volontaire (recueillement, retraite) engage une quête intérieure propice à la réflexion. Cette solitude est un moyen de prendre du recul avant d’effectuer un choix important.

La solitude négative :

Pour l’homme aimant le contact, la solitude est vécue comme une privation de bienfaits.
Coupé de son entourage par un événement (mutation, déménagement, décès, rupture…) l’homme se heurte à une solitude involontaire devenant source de souffrance. Cette solitude imposée peut mener à la dépression.

L’isolement inconscient :

Parfois le simple fait de vouloir protéger ses acquis (couple, famille, biens) peut conduire à l’isolement. Le souhait de réussir ou de sortir d’une situation « tout seul » peut être déclencheur de solitude.

Facteurs favorisant la solitude au travail :

– le salarié travaille seul (laboratoire, travail à la chaîne, commercial mobile)
– le salarié est « mis au placard » (cette solitude imposée vise à le faire démissionner)
– le salarié occupe un poste pour lequel il est surqualifié ou œuvre dans un domaine qui n’est pas le sien
– le salarié n’est pas considéré.
De cette solitude naît une situation de mal-être.

Agir :

Une réorganisation professionnelle passant par un bilan de compétences et par un réaménagement du planning professionnel et personnel (formation, plages de détente, loisirs, investissement dans une communauté…) permet souvent de rompre cette solitude.

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La solitude, étant célibataire, je sais ce que c’est… Mais la solitude peut être remplie et bien vécue en ne se lamentant pas sur cette situation. La confiance au Dieu de la vie est plus forte que tout. En se tournant vers les autres et donner de l’amour, il y a tant de merveilleuses rencontres qu’il n’y a pas de vide possible. La solitude est aussi porteuse de richesses. Ne pas oublier que l’on peut se trouver seul au milieu d’une foule.

Je ne sais pas si mon témoignage va aider les gens à se sortir de la solitude… C’est juste un état de choses que je vis depuis assez longtemps et j’aimerais partager ma vision de la situation.

Enfant j’étais très entourée, même en ayant commencé la vie comme enfant unique, ma grande famille (grande parce que j’y mets grands-parents oncle tante et cousins) était assez soudée, les uns toujours sur les autres réunis autour de mes grands-parents pour n’importe quelle occasion et surtout pour les vacances.
Je ne connaissais pas la vie seule et d’ailleurs je n’y pensais pas.
Seulement au fil des années, les choses ont commencé à changer, l’argent a fait son apparition et cette famille que j’ai connue est devenue bien autre chose. Les autres avaient la chance d’avoir un noyau familial dans la grande famille, mais moi n’ayant pas de mère, je n’avais que cette grande famille, c’était mon idéal familial du coup quand elle s’est brisée j’ai reçu les retombées en pleine face. Vu que j’étais super sensible, chaque peine, chaque douleur m’a fait me replier sur moi-même et quand j’ai perdu mes grands-parents, ça a été un repli total.

En gros, ça va pratiquement faire six ans que je vis un peu isolée des autres. Quand je vois quelqu’un venir vers moi, ce que je ressens de prime abord c’est de la crainte et l’envie de me protéger donc je me referme.

Rester avec soi et ses pensées a du bon et du mauvais. Du bon parce que j’ai beaucoup évolué spirituellement. Bon j’avoue, ma relation avec Dieu n’est pas toujours au beau fixe, mais à un moment donné c’est la seule relation qui m’est restée donc je dirais que j’ai pu la cultiver d’une certaine façon et un peu plus approfondie. Aussi j’ai appris à me connaitre moi-même, le fait de ne vouloir compter que sur moi m’a permis de savoir ce que je valais en tant que personne (l’enfant de, l’employé de, la soeur de…). en gros en tant que personne dans la société.
Le mauvais côté a été les idées noires, à force d’être seule avec soi-même, le cerveau ne s’arrête pas. On pense, on réfléchit, on refait le monde, on revit mentalement des situations et la douleur crée des dépressions… Difficile de parfois aller complètement de l’avant.

Ce qui a changé récemment, c’est le fait que, même si aujourd’hui je suis encore seule, j’ai à peu près su faire la part des choses. Je revois ma famille autant que je peux le supporter, je veux dire sans que leurs problèmes et leurs histoires m’affectent comme avant et surtout sans que j’en sois impliquée. Je fais beaucoup d’activités sportives genre des séances de zumba, de la randonnée et j’y ai ajouté des cours de guitare. Tout ça me permet de sortir de mon confort et de rencontrer des gens avec qui je peux partager une heure ou deux dans la journée, m’amuser, souffler et me requinquer. Comme ça après, quand je rentre chez moi, même si je suis seule, ce qui j’avoue ne me dérange pas toujours, je me sens quand même bien, en tous cas mieux que si j’étais restée à la maison des jours et des jours sans véritable contact avec les autres.

Je ne sais pas si la solitude est une bonne ou une mauvaise chose, je dirais juste qu’il ne faut pas la prendre comme une fatalité. Si jamais on se retrouve seul et que ce n’est pas par choix, on peut au moins essayer de faire des activités de groupe pour ne pas se laisser envahir par de mauvaises pensées. Ca ne sera que quelques minutes passées en compagnie d’inconnus mais quelques minutes durant lesquelles on aura partagé un peu de nous avec les autres et c’est bénéfique au moral.

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