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Prévenir le suicide de l’adolescent

Suicide : quand les mots deviennent signaux

Le suicide est la seconde cause de décès chez l’adolescent. La France est l’un des pays les plus exposés au monde car la réactivité de prise en charge y est faible (manque de structures, hésitations des parents, consultations éloignées). Cf SOS Suicide Phoenix.

Pourquoi un suicide imminent est-il difficile à déceler ?

Ni totalement enfant, ni totalement adulte, l’adolescent est facilement déstabilisé. Un événement douloureux peut le placer dans un “état – limite” où le suicide apparaît comme un moyen de contrôler un destin tout tracé. Cet “état – limite” est complexe et difficile à repérer, on peut le confondre avec un coup de fatigue ou une période d’excitation passagère.

Détecter des risques éventuels

Il faut communiquer avec l’adolescent et aborder tout “événement-charnière” de la vie (rupture, déménagement, examen, décès). Le vocabulaire qu’il utilise doit être analysé car il nous transmet des signaux de son état (“Je n’ai pas le moral”, “Je suis fatigué”, “Tout est noir”, “Je vais partir loin”…). Tout changement d’état (mutisme, prostration, mutilations) doit être pris au sérieux.

Facteurs favorisant le suicide

  • ambiance familiale détériorée (séparation, non-dits, secrets de famille)
  • échec scolaire, sentimental
  • état dépressif
  • personnalité hyper – émotive (sensibilité exacerbée).

Communiquer avec l’adolescent à risque

  • le valoriser en adoptant un vocabulaire positif même pour parler d’échecs
  • lui montrer qu’on a confiance en lui
  • ne jamais le rabaisser ou le brusquer pour le faire sortir d’un mutisme “agaçant”
  • ne jamais banaliser une menace de suicide
  • être vigilant aux addictions (tabac, alcool, drogues, jeux vidéo à outrance).

En conclusion, il vaut mieux agir trop tôt et faire face à une fausse alerte que trop tard.

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J’avais 20 ans lorsqu’un ami se suicida par balle. L’acte suivait une courte période d’excitation agressive et un mutisme de 24 heures. Son amie, qu’il connaissait pourtant depuis peu, avait décidé de mettre fin à leur relation. Cet événement ne fut que le facteur déclencheur. D’autres problèmes étaient latents.
Interrogée par les services de police arrivés sur le lieu de l’irréparable, j’affirmais que je n’avais pas pensé une seconde qu’il puisse accomplir un tel acte, même si j’avais remarqué qu’il n’était pas dans son état habituel. Le policier fut concis et ne me posa que 3 questions :-« Parlait-il de faire un grand voyage ? »-« Parlait-il de quitter sa famille ? »-« Avait-il visité les membres de sa famille et ses amis peu de temps auparavant ? »Je m’apercevais avec effroi que mes réponses étaient toutes positives. Il me regarda interrogatif : « Et tout cela ne vous a pas alerté ? ». Je répondis « Non ».Incapacité à écouter l’autre à un moment donné ? Difficulté à « lire entre les lignes » ? Refus inconscient d’entendre des malheurs ? La veille j’avais voulu téléphoner à un médecin et prévenir ses parents de son état mais par retenue et par peur de dramatiser ses intentions, j’y avais renoncé.

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