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Aider sans prendre le pouvoir (3)

Comment sortir d'un triangle dramatique dans lequel je suis entré soi-disant pour aider ?

Un thérapeute/accompagnant/pasteur est appelé à apporter des soins psychologiques à celui qui souffre.
La situation se prête à la mise en place d’un triangle dramatique : celui qui souffre se pose souvent en victime, il désigne fréquemment un persécuteur, et celui qui aide peut vouloir sauver tout le monde.

En tant qu’aidant, pour sortir d’un triangle dramatique dans lequel je suis entré, j’ai plusieurs options possibles.

Solliciter les côtés positifs du moi

(voir Analyse transactionnelle).
J’y parviendrai plus facilement si je connais mes points forts (les côtés positifs du moi).

Par exemple :

Adulte :

analyser, expliquer ce qui se joue, affirmer qu’on fait fausse route sans culpabiliser

Enfant (libre) :

dédramatiser par l’humour, le jeu, relativiser la situation

Parent (normatif) :

redonner des règles, repréciser le cadre de la relation

Parent (nourricier) :

mettre en lumière les intentions positives de chacun avant de changer de fonctionnement, donner des permissions de faire autrement

M’adresser à un superviseur

En cas de difficultés persistantes, je peux m’adresser à un superviseur (un allié expérimenté à qui j’expliquerai comment se passe mon accompagnement et qui m’aidera à prendre du recul si nécessaire).

Confier celui qui souffre à un autre aidant

Dans tous les cas, la priorité est le bien de celui qui a sollicité de l’aide.

Cet article fait partie d’une série :

  1. Comment ne pas créer de triangle dramatique
  2. Comment ne pas entrer dans un triangle dramatique existant
  3. Comment en sortir si l’on y est entré (cet article)

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Chaque article du triptyque « Aider sans prendre le pouvoir » commence par, je cite : « Un thérapeute/accompagnant/pasteur est appelé ». Sous-entendu, les autres ne sont pas appelés.
Je le regrette : tout humain est appelé à aider celui qui est en demande. Aimer son prochain comme soi-même en est la première condition. Que vaut l’aide du thérapeute/accompagnant/pasteur s’il n’aime pas son « patient » ? Rien ! cela ne demeure que de l’admirable théorie. En revanche, si je suis un bon samaritain maladroit, je ferai des erreurs certainement, mais mon amour portera du fruit en son temps ; l’amour peut blesser (notamment quand il dit la vérité), mais à terme, il soigne beaucoup plus qu’il ne fait des dégâts. C’est ce que je crois.
Ceci dit, j’aime ces conseils. Ils ne sont pas seulement pour ces spécialistes (pour autant qu’ils le soient…), ils sont utiles à tous.
Merci à l’auteur !

    Merci pour votre commentaire.
    Ces articles s’appliquent en effet principalement dans le cadre d’une relation d’aide, d’une relation thérapeutique, d’un accompagnement pastoral.
    Dans la vie courante, aimer son prochain, c’est effectivement se tenir disponible face à sa souffrance. Mais celui-ci espère souvent de l’écoute, de la compassion, rarement des conseils. Si toutefois une demande de conseils est exprimée, à nous de vérifier si c’est notre rôle, si nous avons les compétences, l’envie et la disponibilité pour y répondre (voir article n°2). Faute de quoi nous risquons d’entrer dans un jeu de pouvoir contre-productif voire nuisible.
    Isabelle

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